Une nouvelle équipe s’installe à la tete de l’association béninoise des communes frontalières (Abcf). Le bureau présidé par l’ancien maire de la commune de Pobè, Simon Adébayo est arrivé en fin et de mandat et a passé la main à une nouvelle équipe chapeautée par le maire de la commune de Karimama. C’est au détour de la session ordinaire du troisième congrès de l'Association qui s’est tenu les 28 et 29 avril 2026 à Savalou. En effet, cette session s’inscrit dans le cadre du renouvellement du Bureau exécutif national (BEN) suite aux élections communales et municipales tenues le 11 janvier 2026. Sur 36 communes membres, la session a enregistré 34 maires. Chacun d’eux était accompagné d’un Chef d’arrondissement. A l’ouverture des travaux d’ouverture présidés par le préfet des Collines, en présence du Directeur général de l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABeGIEF), du Conseiller technique du Ministre de l'intérieur chargé de la Gestion des Espaces frontaliers et de l’Etat-Civil, du président sortant de l’ABCF et bien d’autres de certains membres du Bureau Exécutif sortant.



A sa prise de parole, Simon Adébayo Dinan, président sortant a, avec une émotion maîtrisée, mais profondément ressentie, salué la présence de tous les participants. Élu en fevrier 2021, Simon Adébayo Dinan a conduit avec responsabilité des destinées de la jeune association. Pour lui, cette mission est à la fois exigeante et exaltante. Elle s’inscrivait dans un contexte où l’ABCF était encore en quête de structuration, de visibilité et de reconnaissance. L’ancien président de l’ABCF a rappelé le contexte et l’enjeu fondamental qui ont motivé à la création de l’Association Béninoise des Communes Frontalières. « Il était question de faire des zones frontalières, longtemps perçues comme des marges fragiles, des espaces stratégiques de gouvernance territoriale, de sécurité, d’intégration économique et de coopération régionale. L’ABCF est née donc de la nécessité de mutualiser les efforts, harmoniser les approches et porter d’une seule voix les préoccupations spécifiques de nos territoires frontaliers. » a-t-il fait savoir.



A l'heure du bilan : Simon Dinan reconnaissant du soutien du président Patrice Talon



Après cinq ans de gestion à la tête de l’association, Simon Dinan s’est réjoui de son bilan. Un bilan qu’il dédie à l’ensemble de son bureau. Il a affirmé que c'est sans complaisance mais avec un sentiment du devoir accompli, que l’Abcf a été engagée sur la voie de la crédibilité, de la structuration et de l’influence. Une dynamique qui s’inscrit avec force dans la vision portée au sommet de l’État par le Président Patrice TALON et son gouvernement, qui ont fait de la sécurisation du territoire national et du développement équilibré des zones frontalières, une priorité stratégique. Parlant de l’acte fort de son bilan, Simon Dinan a informé les participants que sa première bataille a été d’ordre institutionnel. « Il s’agit de la formalisation juridique de l’ABCF, intervenue le 8 juillet 2022. Cet acte fondateur nous a permis de franchir le seuil décisif de la légitimité formelle et de nous positionner désormais comme un interlocuteur crédible dans les dynamiques nationales, régionales et internationales liées à la gouvernance des espaces frontaliers.» a-t-il souligné.



Au-delà des textes, le bilan du terrain fait parler aussi son équipe


Dans la suite de son intervention, Simon Dinan et son équipe ont parcouru plusieurs communes, écouté les populations, observé leurs réalités et mesuré avec précision l’ampleur de leurs attentes. Ces différentes immersions ont permis d’identifier des besoins structurants, notamment en matière de sécurité territoriale, d’infrastructures de base et d’accès aux services sociaux essentiels. Tout ceci a été fait grâce à l’appui technique et financier très déterminant de l’ABeGIEF avec qui, il a œuvré pour l’opérationnalisation de cadres de concertation transfrontalière, véritables instruments de dialogue, de coordination et d’anticipation.


Le rayonnement international de l’ABCF


Avec son équipe, Simon Dinan a vendu et mis l’Abcf sur orbite internationale. C’est l’un des marqueurs forts de son mandat sans conteste. De Lagos à Kampala, de Korhogo à Bakel, il a défendu la réputation de l’association dont il porté les couleurs et les visions. Partout il allait, Simon Dinan défendait les espaces frontaliers qui sont conçus non plus comme des marges, mais comme des interfaces stratégiques de développement, de sécurité et de coopération. L’intégration à CGLU Afrique, ainsi que plusieurs démarches d’adhésion à l’AIMF et à l’AIRF traduisent cette volonté d’ouverture et positionnent de l’association dans des réseaux à fort potentiel d’opportunités, notamment en matière de financement et de renforcement de capacités.


Des défis s’imposent, malgré les efforts


En sa qualité d’ancien président de l'association et surtout d’expert en gouvernance locale et en gestion des espaces frontaliers, Simon Dinan a réaffirmé sa disponibilité à accompagner la nouvelle équipe. A cet effet, il propose plusieurs mesures qui doivent guider le nouveau bureau.

 Il s’agit de préserver et renforcer l’unité et la solidarité entre les communes membres, faire de la sécurité transfrontalière une priorité opérationnelle permanente, accélérer la mobilisation des ressources internes et externes, consolider les partenariats stratégiques et en explorer de nouveaux, d’institutionnaliser davantage les cadres de concertation existants et d’inscrire toutes les actions dans une logique de résultats mesurables au bénéfice direct des populations. 


Signalons que les travaux ont permis d’élaborer la feuille de route de l'année, de faire des recommandations et d'élire un nouveau bureau exécutif national (BEN) de l’ABCF.


Jean-Paul O. ODJO

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