(Affaire lourde de conséquences, l’INF s’est autosaisie...)
Une vidéo d’une violence extrême a envahi les réseaux sociaux au Bénin, montrant une femme suspendue au-dessus d’un brasier. En quelques heures, l’indignation a gagné l’opinion publique. À Djeffa plage, le commissariat d’Ekpè a procédé à l’interpellation de cinq individus, présentés comme liés à cette scène d’une cruauté difficilement soutenable.
Selon les premiers éléments, la victime, une femme d’environ trente ans, aurait été accusée d’infidélité. Une justification dérisoire face à la gravité des faits. La scène, filmée et largement relayée, montre une souffrance infligée avec méthode, sous le regard de plusieurs personnes.
Plus qu’un acte isolé, c’est un signal inquiétant sur la banalisation de la violence et sa mise en spectacle.
La réaction des forces de sécurité n’a pas tardé. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes, identifier l’ensemble des auteurs et situer les responsabilités. Mais au-delà des arrestations déjà effectuées, une autre question dérange : comment une telle scène a-t-elle pu être filmée, diffusée et partagée massivement avant toute intervention ?
L’affaire dépasse le cadre judiciaire. Elle interroge la responsabilité collective face à la circulation de contenus d’une telle brutalité. Filmer, partager, commenter : autant d’actes qui prolongent la violence et exposent davantage la victime. La réponse ne peut pas se limiter aux interpellations. Elle doit aussi s’attaquer à cette mécanique de diffusion qui transforme l’horreur en contenu viral.
Les regards sont désormais tournés vers la suite de la procédure. L’opinion attend des actes clairs : des poursuites exemplaires et une réponse à la hauteur de la gravité des faits. Le silence ou les demi-mesures ne seraient plus acceptables.
(Lire la réaction de la Police républicaine à travers un communiqué)
DIFFUSION D’UNE VIDEO MONTRANT UNE SCÈNE, OBSCÈNE, CRUELLE, INFAMANTE ET ATTENTATOIRE À LA DIGNITÉ HUMAINE
La Police Républicaine a constaté, avec une profonde indignation, la circulation récente sur les réseaux sociaux d’une vidéo insoutenable mettant en scène une jeune femme soumise à des actes de torture par le feu.
De tels agissements constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux de la personne humaine et violent les dispositions constitutionnelles qui consacrent que nul ne doit être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Face à la gravité de ces faits, la Police Républicaine tient à rassurer l’opinion nationale et internationale que les structures compétentes sont d’ores et déjà à pied d’œuvre afin :
- D’authentifier la vidéo en circulation.
- D’identifier formellement les protagonistes impliqués.
- De localiser les auteurs et complices de cet acte odieux en vue de leur interpellation.
Par ailleurs, la Police Républicaine lance un appel à témoins et exhorte toute personne détenant des informations susceptibles de contribuer à l’identification des auteurs de ces actes ignobles à bien vouloir contacter l’Office central de protection des mineurs et de la famille sur l’un des numéros de téléphone suivants : 01 97 81 28 03 / 01 95 05 34 46 / 01 97 02 28 27.
L’anonymat et la confidentialité des appels et des informations fournies sont garantis.
La Police Républicaine rappelle son engagement indéfectible à protéger les citoyens, à faire respecter la loi et à traduire devant les juridictions compétentes tout individu qui se rendrait coupable de pareilles exactions.
Fait à Cotonou, le 23 avril 2026
La Cellule de Communication de la Police Républicaine


Commentaires
Enregistrer un commentaire