SOCIETE : Gestion des engins lourds - L’esplanade des mairies ; des garages auto dans certaines mairies du Bénin...


Gestion des engins lourds

L’esplanade des mairies; des garages auto dans certaines mairies du Bénin

(Les engins chèrement acquis aux frais des contribuables sous l'effet des intempéries)

    Le constat est amer et n'interpelle personne. La présence des engins lourds sur les esplanades de nos mairies au Bénin, est de plus en plus un constat déshonorant. Des tracteurs caterpillars, et autres engins lourds jonchent les cours des hôtels de villes sous les regards impuissants des autorités communales. Ces engins rivalisent déjà l'espace avec les usagers et les agents territoriaux. De même, ces engins lourds constituent, si l'on n'y prenne garde, de véritables lieux de refuge des reptiles, donc d'insécurité au sein de l'administration territoriale. Et pourtant, ces engins lourds chèrement acquis aux frais des contribuables béninois sont recherchés pour servir ailleurs. Il faut le rappeler qu’à l'état fonctionnel, ils servaient les communes dans les travaux de reprofilage des pistes rurales. Engins lourds chèrement acquis : ``éléphants blancs´´ et pourquoi ? Selon des autorités communales, la gestion de ces tracteurs dépasse la capacité budgétaire des collectivités territoriales. En clair, quelques agents des services techniques qui ont préféré garder l'anonymat, où sont abandonnés ces tracteurs et autres engins lourds, affirment que leurs mairies n'ont pas les moyens nécessaires pour faire face à la maintenance et la réparation desdits engins. Lorsqu' on regarde de loin les moyens financiers engloutis dans l'achat de ces engins, on se demande aujourd'hui s'ils ne se posent pas un véritable problème de vision et d'objectivité dans les actes que posent certains dirigeants béninois, du moins, ceux des collectivités locales au Bénin. L’autre aspect qui doit faire réfléchir est que la plupart de ces engins lourds sont des dons, ou des fruits des partenariats avec des pays européens. Quel que soit le cas, n’est-on pas en droit de se demander comment se planifie le processus de développement au niveau des collectivités locales dans notre pays ? Il est nécessaire, voire impérieux, de faire le diagnostic nécessaire avant de ratifier des accords bilatéraux axés sur l'octroi ou des dons en direction de certaines communes du Bénin, au risque de créer des parkings orduriers des machines dans nos mairies. Plus grave, l'on apprend même que, seul le prix du gazoil reste une problématique, et que des collectivités territoriales ne seraient même pas en mesure de fournir à ces engins lourds justes du combustible pour les faire fonctionner. Pourtant, ce sont ces mêmes dirigeants qui ont ratifié les accords donnant droit à leur acquisition. Ce temps perdu dans les signatures des accords pour gagner des centaines de milliards ayant servi à l'acquisition de ces tracteurs devenus déchets et sources d'insécurité ambiante auraient pu servir à d'autres projets innovants et à impacts réels sur les populations. Les autorités au niveau communal sont vivement interpellées pour que cessent les acquisitions qui ne vont pas servir aux communes, car un objet hors usage devient un dépotoir. Ces véhicules lourds qui jonchent aujourd'hui l'esplanade des collectivités territoriales sont des déchets lourds dont la gestion risque de consumer encore l'économie locale et nationale. Même pour les vendre, il faut les réformer, afin que la clientèle puisse s'intéresser à ce qui bien peut être récupérable et que s'arrête la vision à court terme.

Jérôme Tagnon





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